Posté le 10.01.2008 par couleursdecultures
Dans quelques jours, nous quittons Bamako, capitale du Mali qui compte environ 1 million d’habitants et s’étend de part et d’autre du fleuve Niger. Deux ponts, systématiquement embouteillés aux heures de pointe, relient les deux rives. Le centre-ville se situe sur la rive droite où se concentrent toutes les administrations, les gares, la grande mosquée, la cathédrale et l’immense tour de la banque centrale d’Afrique de l’ouest. Son grand marché, fourmilière vivante et palpitante, vit au rythme du ballet incessant des petites marchandises sur la tête des femmes équilibristes, des vendeurs ambulants et occasionnels, le tout au milieu des étales, échoppes d’artisans et cantines familiales.
Pour s’y rendre, le « sotrama » , petit combi Toyota reconverti en bus de ville d’une capacité de 20 personnes, ambiance garantie ou le taxi jaune, négociation assurée, qui sillonnent la ville. Depuis quelques années, les rues de Bamako ont vu apparaître chez les deux roues, le « Jakarta », scooter bon-marché, accessible à tous. En contre partie, il est la cause de la majorité des accidents. Le tissu urbain, la circulation dense, la situation géographique et le climat rendent l’air lourd et pollué. Seul le centre-ville et les grandes artères sont en goudron, les autres quartiers s’élèvent sur une terre rouge qui se soulève à chaque passage de véhicule. Cette poussière retombe et oblige les femmes au gilet fluo à balayer l’asphalte à longueur de journée.
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Posté le 10.01.2008 par couleursdecultures
Bamako signifie en bambara " Dos du Caïman"
Posté le 10.01.2008 par couleursdecultures

A chaque quartier son petit marché, véritable labyrinthe, où règne une atmosphère plus tranquille et chaleureuse. On se laisse facilement porter le long des allées où se succèdent pêle-mêle sur des tapis à même le sol, dans des bassines ou sur des étals bricolés : manioc, igname, bouteilles et boîtes de conserves vides, mil, riz, arachides, bissap, jus de gingembre, poissons séchés, patates douces, noix de cola, t-shirt à la mode "ricaine", herbes médicinales, cosmétiques, bijoux fantaisie, cordonnier Michelin, tailleur… La liste est longue et non exhaustive car ici tout se vend et s’achète. A la sortie du marché attendent patiemment avec leur chariot une horde de jeunes porteurs. Aux magnifiques couleurs du paysage malien s’ajoute tout un panel de tissus aux couleurs et aux motifs typiques, dont le Bazin est le roi. Ce dernier se porte lors des grandes occasions et doit son éclat au dur travail des tapeurs que l’on entend en rythme régulier, jour et nuit, sous des petites cabanes en paille.
Posté le 10.01.2008 par couleursdecultures
Il est 05h00, nous sommes le 4 janvier, c'est le jour du départ pour Ndioum au Sénégal. Nous quittons nos amis maliens et leur bonne humeur permanente avec beaucoup d'émotion. Deux jours de transports, en bus et taxi brousse nous attendent pour rejoindre le village. Kambé kofé Bamako! (à bientôt)
Posté le 10.01.2008 par couleursdecultures
Les ateliers ont commencé le 7 janvier à l'école de Ndioum 3...
Posté le 13.01.2008 par couleursdecultures
C'est la deuxième année consécutive que les enfants de l'école Ndioum 3 participent aux ateliers de musique. Nous retrouvons les instruments et le même groupe d'élèves, aujourd'hui en CM2, auquel s'est ajouté les CM1 de cette année. Soutenus activement par le directeur de l'école, acteur à part entière des ateliers, nous avons commencé la semaine par raviver les acquis. Les cours suivants nous ont permis de mettre en place une phrase d'appel et un morceau composé de quatre polirythmies.
En parallèle, le tournage du film a commencé vendredi à l'école. Cette fois, c'est une narratrice, elle a 14 ans et s'appelle Amina Sow.
Posté le 30.01.2008 par couleursdecultures
Cette fois, notre escale à Ndioum sera de 2 semaines. A raison de 3 ateliers par semaine et à travers différents jeux, le solfège rythmique a bien été assimilé. Nous sommes donc passés à la pratique et à la mise en place de plusieurs sections rythmiques, composé de grosses caisses, toms, caisses claires, cloches, maracas... Premiers pas vers la musique brésilienne.
Aujourd'hui, les enfants sont capables de déchiffrer, jouer et composer eux-même de petits rythmes. Le directeur, présent à tous les ateliers, a pu apprécier les progrés des musiciens en herbe et envisage de programmer un cours de musique hebdomadaire. Il sera encadré par les élèves de l'atelier qui transmettront les bases rythmiques aux autres classes.
Posté le 03.02.2008 par couleursdecultures
Bamba Sow, instituteur à l'école Ndioum 3 et référent du projet au sénégal, nous a dégoté des chambres. C'est donc dans une maison à étages que notre petite vie s'organise. La cuisine communautaire à permis de nous lier très vite d'amitié avec nos voisins, Maïmouna, son mari Abdou et leur fils, le petit Papa.
Le lundi à Ndioum, c'est jour de marché. Maîmouna nous emméne gentillement faire les courses pour préparer le tiboudiene (riz au poisson), plat traditionnel du sénégal.
Ouvrons une parenthèse pour vous situer l'endroit : La commune de Ndioum se situe dans le département de Podor à 200 km de St Louis. Elle s'étend de part et d'autre de l'unique route goudronnée ("le goudron") et est traversée par le Doué (bras du fleuve Sénégal). le quartier Ndioum Diéri, où nous habitons est le centre économique et administratif de la commune. Le quartier de Ndioum Walo situé sur l'autre rive, loin du goudron, est pour nous un véritable havre de paix. Nous y retrouvons les formes arrondies et apaisantes des constructions traditionnelles en terre, toits en paille et ruelles étroites où se cotoient cabris, moutons et enfants. C'est avec plaisir que nous rendons visite à Samba Sec, responsable d'un des potagers communautaires à Walo, pour partager avec ses amis musiciens les 3 thés et découvrir la Teranga sénégalaise (l'hospitalité). Pour s'y rendre, deux possibilités : le bac ou la pirogue. Dans les deux cas, c'est l'occasion pour nous de découvrir la vie sur les berges du marigaux. C'est ici que de nombreuses femmes pliées en deux font la vaisselle, la lessive et leur toilette, que les hommes lavent leur monture (chevaux, mules ou voitures) et que les troupeaux viennent s'abreuver.
Posté le 10.02.2008 par couleursdecultures
Ndioum se situe dans la région de la vallée du fleuve Sénégal, à la frontière sénégalo-mauritanienne. Le conflit de 1989 entre le Sénégal et la Mauritanie à conduit prés de 1700 peuls maures à immigrer dans ce qu’on appelle le camp de base. Certains enfants de l’atelier viennent de ce camp de réfugiés mais la quasi-totalité sont des peuls du sénégal.
Les peuls sont une des ethnies les plus connues d’Afrique. Nous les avons rencontré en Mauritanie, au Sénégal, au Mali mais ils sont présents également au Tchad, en Guinée, Guiné-Bissau, Sierra-Léone, Libéria, Burkina faso, Niger, Nigéria et sont descendus durant leurs conquêtes jusqu’en Centrafrique et au Cameroun. A travers les pays, on les appelle de nombreuses manières : les peuls, les fulas, les fulanis, les pulaars, mais la langue reste la même et les coutumes sont inchangées. Peuple nomade au même titre que les touaregs, leur activité traditionnelle est l’élevage mais au fil des années, de nombreux facteurs socio-économique et politique les ont forcé à exercer d’autres professions.
Posté le 17.02.2008 par couleursdecultures
Le 20 janvier, c'est l'arrivée de la fille de Bamba et Lala (la petite élodie) et pour nous, c'est le départ pour la Mauritanie. Le bus décolle à 6 h et nous dépose à Richard Toll vers les 11 h. C'est en taxi brousse que nous rejoignons Rosso, ville frontière sénégalo-mauritanienne. Durant tout notre voyage, il a toujours été plus facile de sortir d'un pays que d'y rentrer. Cette fois c'est 5 heures d'attente que nous proposent les douaniers mauritaniens... Huuummm quel plaisir !
La prochaine fois, nous passerons par Boguel.
Enfin entrés en Mauritanie, nous retournons à l'auberge Sahara.
Le plan, c'est de trouver un routier marocain qui remonte à Agadir. Omar sera notre homme. Il est jeune et roule trés vite, beaucoup trop vite!! Mais on arrive sain et sauf à Agadir avec deux jours d'avance sur notre programme. C'est l'occasion pour nous de visiter la ville et de piquer une tête.
Et c'est dans ces moments-là qu'on voudrait bien vous y voir...